avr 01 2008

Comment augmenter simplement le pouvoir d’achat ?

Jacques Le Ny | Category: Développement durable, Société | 1 Comment

Prix à la pompeIl n’est pas de jour où la presse ou le journal télévisé ne nous parle pas de  l’impact de la montée du prix du pétrole comme étant le nouveau fléau de notre quotidien.  Hier soir Ségolène Royal annonçait même qu’il fallait baisser la TVA sur les produits pétroliers sinon nous avions une période de rigueur indirecte imposée par le gouvernement actuel. Comment imaginer que cette personne ait pu être un jour secrétaire d’état à l’environnement et faire campagne en faveur des thèses du développement durable pour se retrouver à sortir des inepsies comme la baisse de la TVA sur le carburant. Son ex-mari François Hollande sortait récemment des propos similaires en faveur d’un chèque transport.

Au moins, les choses sont claires, ils ne pourront pas nous parler de leur engagement pour la planète après avoir sorti de telles idées. Le prix du pétrole monte en effet plus vite que ne baisse le dollar et cela se ressent sur le prix à la pompe. Il faut alors tout simplement se poser la question : ” Comment puis-je réduire ma consommation ?”.

Pour cela, il y a beaucoup de possibilités à notre portée :

  • rouler très calmement en allant au travail

  • retarder le départ au travail le matin en commençant par faire une partie chez soi. Cela est possible pour un nombre croissant de personnes à qui l’on a fourni un ordinateur portable avec un accès à distance VPN ou webmail. Le simple fait de retarder son départ permet d’éviter la période de pointe des bouchons.

  • emprunter les transports en commun qui utilisent une énergie électrique.

  • ne plus aller au bureau un jour par semaine en aménageant spécifiquement son agenda et en utilisant les systèmes de web conferencing et autres technologies collaboratives.

  • mettre en place le travail à distance de façon plus importante au sein de son entreprise.

Qu’attendez-vous pour réduire votre propre consommation plutôt que de pleurer sur le prix du carburant ?

avr 01 2008

La vision de Bill Gates a atteint ses limites…

Jacques Le Ny | Category: Télétravail | 0 Comments

Bill GatesComme vous devez le savoir, Bill Gates va cesser ses activités chez Microsoft pour se consacrer entièrement à sa fondation avec l’aide de sa femme. Je vous recommande de regarder la vidéo de cette conférence autour de la technologie collaborative Sharepoint.

On y voit le quotidien de Bill Gates qui montre qu’il n’est pas plus malin que « Monsieur tout le monde » malgré le déploiement des technologies dont il dispose : il va au bureau avec sa voiture et son cartable. Il dispose encore d’une assistante.

Plus loin quand on l’écoute, certains propos paraissent sensés sur le rôle du logiciel dans la productivité au quotidien.

Il évoque même le fait de réduire progressivement les besoins de présence physique dans l’entreprise. Cependant, il reste équivoque entre la messagerie et le collaboratif. On voit clairement qu’il joue là davantage un rôle commercial de promoteur des technologies du passé, en l’occurrence le serveur de messagerie Exchange, et de celle de l’avenir le collaboratif Sharepoint. On ne comprend pas non plus très bien la stratégie autour de l’interface Sharepoint pour les terminaux mobiles : pourquoi développer une interface mobile à un outil qui permet de collaborer efficacement à distance.

Bill Gates malgré sa fortune et sa formidable puissance dans le domaine du logiciel ne parvient pas à avoir une véritable vision pour le développement durable de notre planète. Sa fondation contre la faim dans le monde sera certainement moins utile que ne l’eut été de positionner sa société et ses développements dans la réduction de l’empreinte écologique.
Nous ne lui en voudrons pas plus car les technologies Microsoft demeurent de très bons outils pour supporter le travail à distance. Il est juste regrettable que le Chief Technology Officer ne l’ait pas davantage intégré tout autant qu’il ne croyait pas non plus à l’avenir d’Internet en 1995….

mar 21 2008

Adieu le BPR, vive le CPR!

Patrick | Category: Développement durable, Nouvelles technologies de collaboration, Organisation du travail | 0 Comments

Le BPR (Business Process Reengineering) est une démarche d’entreprise qui vise l’amélioration des processus et des organisations. Le concept a été développé au début des années 90 par Michael Hammer du MIT.

Aujourd’hui, si nous regardons le retour de cette démarche, nous pouvons constater qu’elle a permis de structurer les opérations en entreprise (donc d’en optimiser les coûts et d’en améliorer l’efficacité). Elle a aussi particulièrement tiré l’informatisation au travers des progiciels.

L’un des résultats du BPR est de formaliser un processus comme une suite logique d’actions et d’acteurs ayant chacun un rôle précis à jouer. Parfois sur un support commun d’information. Nous sommes donc essentiellement dans une démarche transactionnelle, une suite d’événements qui s’effectuent dans un ordre logique. Ce support commun et cette idée de transactionnel étant le cœur même de tout progiciel.

Malgré tout, force est de constater qu’une part importante des problèmes à gérer en entreprise est issue d’un manque de communication, de coordination ou de collaboration. Alors que bien souvent l’expertise est là. Au même moment, Il est amusant de voir le parallèle avec l’effervescence des nouvelles technologies motivées par le « collaboratif », le « partage de connaissance », le « réseautage».

Si chacun sait le rôle qu’il a à jouer et les actions qu’il a à exécuter, on voit clairement que l’approche taylorienne du BPR n’a pas suffisamment pris en compte le fait qu’un individu est intimement imbriqué dans une organisation de plus en plus transversale : « si le BPR a permis de lier les fonctions de l’entreprise, il n’a pas toujours permis de briser l’effet de silo bien connu ».

Le CPR (Collaborative Process Redesign) est une réponse à cette situation.

Le CPR vise à reconsidérer la façon dont les opérations sont exécutées en introduisant le travail collaboratif. Il ne s’agit pas de revoir la finalité des actions mais plutôt de remplacer le « séquentiel en silo » par une démarche collaborative. L’acteur n’agit plus seul, mais en groupe. Il prend donc de meilleures décisions pour ces propres actions. Ce qui évite la cascade de l’erreur tout au long du processus. L’acteur comprend aussi mieux les attentes du groupe, les actions des autres acteurs (perception souvent oubliée dans les approches BPR – « chacun regarde sa boîte »).

Le paradoxe est que bon nombre d’acteurs passent déjà beaucoup de temps à s’échanger des informations, se téléphoner, mener des réunions, s’envoyer des emails, se déplacer. Lorsque l’on regarde dans le détail, on peut voir qu’une part importante de cette communication est due à un manque beaucoup plus en amont de collaboration. Le CPR ne vise pas à résoudre plus rapidement un problème (quoique cela puisse être un objectif), il vise à éviter le problème par plus de travail collaboratif en amont. Un des enjeux du CPR est de faire percevoir aux acteurs que certaines de leurs actions ont de fortes implications sur un groupe…perception qui se perd dans la répétitivité et le quotidien.

Le CPR est donc avant tout une démarche de conduite de changement. Elle doit être aussi supportée par des nouvelles technologies, à coût relativement limité, qui apportent toute la fluidité des échanges nécessaires.

Alors que le BPR a une image de taylorisme (et donc d’activités séquentiels sur un site de production), le CPR répond beaucoup plus aux nouveaux enjeux de la mondialisation : agilité des organisations, transversalité des opérations, des partenaires toujours plus nombreux et éloignés (clients ou fournisseurs). Le CPR est aussi une démarche de développement durable : plus de collaboratif avec des acteurs éloignés signifie aussi moins de déplacements.

Lire les fondations du BPR sur Wikipédia

mar 17 2008

Le manager 2.0

Patrick | Category: Télétravail, Développement durable, Nouvelles technologies de collaboration, Nomadisme, Travail à distance, Organisation du travail | 0 Comments

newzy-37-couv.jpg “La technologie est un moyen et non une finalité”.

Il est bon d’insister sur le fait que la technologie a pour finalité une transformation avec un réel retour sur investissement au travers d’une démarche productiviste ou économiste (dans le bon sens du terme).

Cette transformation est avant tout comportementale dans l’adoption de nouvelles organisations et nouveaux modes de travail.

Il s’agit certes d’une évidence, mais qu’il est bon de rappeler dans la mesure où elle est soumise à rude épreuve pour les raisons suivantes :

- Il y a toujours un clivage fort entre ‘opérationnels’ et ‘technologues’ du fait d’aspects psycho-sociaux (mais qui diminue au fil du temps);

- Pour un part importante, les grands programmes de transformation de ces dernières années se sont focalisés sur des mises en place technique et ont sous estimés l’essentielle conduite du changement qui est le véritable levier au retour sur investissement (et qui aurait permis de limiter le dit clivage);

- Il y a une profusion de nouvelles technologies qui peut saturer certains esprits ou qui transforment des hommes d’actions en hommes de veille permanente.

Néanmoins, l’effervescence ne remet nullement en cause l’apport indéniable des nouvelles technologies. Si elles sont nombreuses et évoluent très vites, si le choix est difficile, pour la première fois nous avons des réponses aux grands enjeux du 21ème siècle : mondialisation et transversalité des organisations, développement durable, productivité individuelle et qualité de vie personnelle, économie de la connaissance et des services.

Pour cela l’entreprise et ses managers vont évoluer, cela prendra plus ou moins du temps. Mais le mouvement est en marche vers l’entreprise 2.0. Il s’agira pour certains d’être en avance ou en retard.

Lire l’article Newzy ‘Le manager dématérialisé (p42)’

mar 17 2008

Quel avenir pour les réseaux sociaux ?

Patrick | Category: Nouvelles technologies de collaboration, Web 2.0 | 0 Comments

Linkedin , My Spaces, Viadeo, FaceBook, Synergies, Bebo, Ziki, Xing….on ne compte plus le nombre impressionnant de réseaux sociaux disponibles aujourd’hui sur le marché.

Pour un utilisateur commun, le résultat est simple : une dizaine de comptes créés ici ou là, une diminution drastique de la volonté de contribuer.

La contribution individuelle est la clé du succès d’un réseau virtuel. Pas de retour sur investissement si soi-même on ne joue pas le jeu. La règle est saine et logique.

Mais que faire lorsque l’on est submergé par les offres et possibilités ? Sur quel réseau contribuer alors qu’ils se ressemblent pratiquement tous (un internaute ‘psy’ expliquait que FaceBook attirait les salariés dans la mesure où il était bleu !? à comparer à MySpace plus artistique dans son design). Evidemment le temps ne nous permet pas de contribuer à tous les réseaux (sachant que l’on a tous de plus en plus son propre blog). Il y a aussi le syndrome du ‘nouveau’, vu comme le probable élu…et non…

Si l’on se place du côté des professionnels (qui ont la volonté de contribuer au sein d’une communauté de même compétence), un constat est le manque de personnalisation des réseaux virtuels: ‘en tant que professionnel, je me sens mélangé à une multitude d’autres profils, qui ne partagent pas mes centres d’intérêts, dont je ne reconnais pas forcément le professionnalisme au premier abord’. Viadeo tire son épingle du jeu en proposant des ‘hubs’, mais l’on garde toujours cette même impression de profusion.

Côté entreprises, certaines d’entre elles se demandent dans quelle mesure un réseau social pourrait répondre à certaines de leurs problématiques. Les leaders des plateformes de collaboration (Microsoft, IBM, BEA) proposent de plus en plus des réseaux sociaux encapsulés (un aspect de l’entreprise 2.0).

En parallèle, les réseaux non virtuels sont particulièrement actifs. Ils regroupent des professionnels qui sont parfois cooptés et qui sont tous conscients du professionnalisme des uns et des autres. Cependant, mécaniquement, les échanges restent limités dans la mesure où ils s’exécutent principalement lors de réunions mensuelles ou trimestrielles. Pouvons-nous dire si ce mode est réellement productif ? Tire t-il vraiment parti des potentiels de ses membres ?

L’avenir des réseaux sociaux n’est-il donc pas dans la communion des deux modèles ? Le réseau virtuel ne doit-il pas plutôt être le moteur d’un réseau physique, quitte à ce qu’il se développe virtuellement mais dans une étape ultérieure ?

Lire l’article Newzy ‘Facebook sur le déclin ?’

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