Le travail à distance et l’auto-coaching
On entend beaucoup parler de l’auto-coaching comme forme pratique de développement personnel sans faire appel à un coach. Pour ma part, je suis venu au travail à distance en partant du constat que je perdais de plus en plus de temps dans les transports pour aller travailler ou rencontrer des clients, des fournisseurs ou simplement des collègues.
En regardant mon emploi du temps hebdomadaire, je me suis aperçu que la part du transport atteignait fréquemment 20 heures par semaine et que pour éviter de ne travailler que 35 heures (considérant que je ne compte pas, comme certains les font, le temps de transport comme du temps de travail), j’étais alors obligé d’avoir des journées de 13 à 14 heures. Si je faisais le cumul annuel de mes déplacements, j’arrivais facilement à 3 voire 4 mois perdus dans les transports. Le constat était d’autant plus alarmant que je me déplaçais pour éviter de travailler à distance et que le déplacement m’amenait paradoxalement à travailler à distance avec les collègues qui étaient restés au bureau.
Le fait que les technologies de la mobilité se développaient me donnaient le sentiment de favoriser un chaos organisationnel en donnant l’illusion que l’on pouvait travailler à distance dans les transports, la question de l’utilité du déplacement se posait donc entièrement : si l’on était capable de travailler à distance dans les transports pendant 30 % du temps pourquoi ne l’était-on pas pour les 70 % restants.
J’ai donc posé ma valise, il y a maintenant 3 ans pour devenir plus efficace, c’est à dire pour regagner les 3 à 4 mois perdus dans les transports pour partie à mon travail, pour l’autre partie à ma famille. L’entreprise y a gagné et moi aussi.
Bien sûr, il s’agit d’un effort d’organisation personnel car le travailleur à distance est implicitement libre mais très rapidement les technologies permettent également de le connecter aux autres et d’avoir des règles d’équipe au même titre que le travailleur traditionnel.
