« Information Worker », le boom de l’e-mobilité !
On parle de plus en plus d’un nouveau type d’employé « l’information worker », c’est-à-dire un employé qui ne travaille qu’avec de l’information, en acquisition, traitement et transmission. De même, il est de plus en plus admis que la mobilité physique n’est plus une contrainte quand on est un « information worker ». Il est vrai que le développement des technologies de communication permet progressivement d’être connecté à son environnement de travail en tout lieu et à tout moment. Les téléphones portables introduits il y a quinze ans ont été massivement adoptés alors que lors de leur introduction tout le monde se demandait ce que l’on allait bien en faire.
Si les téléphones portables ont une capacité à rester joignable en tout lieu, ils ont aussi conduit à une grave erreur d’interprétation : le fait d’être joignable ne veut pas dire que l’on peut être dans un environnement de travail adéquat. Combien de fois avez-vous entendu ? « Désolé, je t’entends mal, rappelle-moi plus tard ? », ou bien « je t’entends mais je ne peux te parler, je suis dans un train ». Cette situation courante a cependant un gros avantage, car la personne est considérée au travail mais sans que l’on puisse lui demander une contribution. Voilà l’atout clé de la mobilité, se mettre dans une situation la plus longue possible dans des conditions de travail dégradées par exemple dans les transports pour éviter de devoir contribuer.
Le véritable environnement de travail d’un « information worker » est de toute évidence un poste fixe dans le calme avec un écran plat de 19 pouces ou plus, un casque multimedia et une webcam. Dans ces conditions de travail à distance, l’information worker est pleinement productif, il peut être facilement entendu ou vu à des coûts bien moindres que dans un cadre de mobilité.
Si l’on comprend que les fournisseurs de technologies et d’infrastructure de communication aient un grand intérêt à développer la mobilité, l’intérêt de l’entreprise utilisatrice de ces technologies est tout autre. Il vaut mieux développer un environnement de travail fixe avec lequel l’ « information worker » peut collaborer à distance avec ses collègues et clients. En effet puisque celui-ci était capable de travailler à distance dans la situation de mobilité, pourquoi s’est-il déplacé ?
Les gains de l’e-mobilité c’est-à-dire d’un travail à distance sur poste fixe sont très importants tant d’un point de vue des déplacements évités, que de la réduction des coûts de communication et des temps improductifs liés aux transports. Il est également prouvé que l’ « information worker » fixe a besoin de moins de surface de bureau globalement que celui qui se déplace. Enfin, n’oublions pas que ces économies ont également un sens par rapport à la réduction de l’impact carbone de notre travail. La mobilité doit décroître au profit de l’e-mobilité.

MiKE
17. mai 2007 | 05:13 hCasque, webcam, écran 19′ [voire plus pour les graphistes] … j’ajouterais quand même un disque dur remplis de bons films, quelques centaines de mp3 de bonne qualité et une connexion pas trop dégradée pour les parties d’Half-Life entre amis, clients et partenaires ! C’est là aussi tout l’intérêt d’être disponible quand on le veut, où on le veut.
le blog de www.netploy.com » Blog Archiv » Le BlackBerry améliore-t’il l’efficacité ?
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