Le travail à distance commence à faire des jaloux
Au même titre que le changement climatique dérange un certain nombre de groupes d’intérêts, le travail à distance qui suscite de plus en plus d’engouement aux Etats Unis et en Angleterre commence à attirer les critiques. C’est ainsi que l’on trouve un récent article qui fait référence à une étude qui démontrerait que le télétravail serait en fait plus émetteur de CO2 que le travail au bureau. Cette étude a été en fait réalisée par des consultants qui sont spécialisés en environnement mais qui ne connaissent rien de l’organisation d’un télétravailleur.
Dans la série, on peut raconter n’importe quoi et faire dire aux chiffres ce que l’on veut, on trouve le raisonnement suivant : Une personne qui travaille à son domicile toute l’année rejetterait ainsi 2,38 tonnes de CO2 dans l’environnement contre 1,68 tonnes pour un employé de bureau typique. Quand on voit que le simple fait d’un trajet domicile-bureau génère entre 2 à 3 tonnes de CO2 à lui seul, sans compter les émissions dûes à l’espace de bureau, on a un peu de mal à trouver le même chiffre que ce cabinet conseil Anglais.
L’étude continue dans l’absurdité, peu de domiciles sont équipés pour ne chauffer qu’une seule pièce, et donc en général c’est la maison qui est chauffée intégralement. WSP Environmental, nous fait encore plus rire dans son incompétence en annonçant que « même l’ébullition d’une bouilloire pour une seule personne au lieu de plus de gens peut augmenter l’inefficacité du travail au domicile vis-à-vis des émissions de CO2. » Cette étude oublie de dire que dans beaucoup de situations de télétravail, aucun bureau n’est utilisé : c’est notamment le cas pour les petites entreprises de télétravailleurs, pour lesquelles les transports domicile-bureau n’existent pas et pour lesquelles les bureaux des domiciles ne sont pas climatisés mais au contraire subissent une gestion bien plus sage que celle de la dépense énergétique des bureaux.
Ne vous énervez pas, ce genre d’article ne fait que témoigner du succès grandissant de ce mode d’organisation qui commence à faire peur à des groupes d’intérêt.


MiKE
14. juin 2007 | 22:18 h” peu de domiciles sont équipés pour ne chauffer qu’une seule pièce ” .. Car ils s’aimaginent que tous les télétravailleurs au monde vivent dans des zones semi-polaires ?!