Le retour d’expérience d’une entreprise qui met en place le télétravail

télétravailleurVous avez peut-être lu dans le Monde de ce soir deux articles relatifs au télétravail. Après avoir été compris comme un mode désuet au profit de la mobilité, on le voit en effet de nouveau s’imposer comme une vraie tendance d’organisation comportant bien des avantages.

L’entreprise Sneda citée dans l’article du Monde est une SSII Nantaise de 120 salariés spécialisée dans l’édition de logiciels de gestion patrimoniale. Elle a signé en décembre de l’année dernière, un accord de télétravail. Les objectifs visés étaient d’appréhender une nouvelle dimension de la relation au travail en matière de temps et d’espace, de clarifier le cadre juridique d’un mode d’organisation qui se mettait déjà en place à partir de quelques cas d’emploi mais enfin aussi d’abaisser les coûts de l’immobilier. Les économies de bureau engendrées par les employés en région sont partagées avec les employés à hauteur de 60 à 70 Euros/mois. Ceux du siège n’ont le droit qu’à une modeste prise en charge de des frais de connexion Internet, ce qui est somme toute la moindre des choses. 15 salariés sont déjà passés en télétravail et une dizaine de demandes sont en cours d’examen.
Il semble que les consultants s’adaptent mieux au travail à distance de par leur plus grande capacité d’autonomie. Les managers ont, quant à eux, plus de mal à appréhender le travail collaboratif et à apprécier la qualité du travail. Le PDG, Mr Maillot précise que le télétravail ne fait que mettre en lumière le besoin de mettre à plat l’évaluation de performance et de l’appréhender de manière plus rationnelle. Le télétravail ne serait-il pas messieurs les managers une manière de remettre du rationnel dans votre organisation et donc d’améliorer votre productivité ? La Sneda réfléchit également à mettre en place une pause café virtuelle pour maintenir le courant informel dans l’entreprise.

Ce retour d’expérience cité dans le Monde montre bien que les entreprises fondées sur un mode d’organisation classique ont beaucoup plus de mal à transformer leurs pratiques et leurs modes d’organisation. Les entretiens dans cet article ont été menés au niveau de la direction et des syndicats qui sont, comme chacun le sait, les plus attachés au statu quo. Citée comme une modernité par les journalistes, ce retour d’expérience fera quand même beaucoup sourire les milliers de petites organisations virtuelles créées depuis l’origine en mode télétravail et ayant depuis longtemps adopté des pratiques comme la pause café virtuelle. Si le télétravail n’est pas aujourd’hui considéré à sa juste hauteur par les entreprises installées, il pourrait bien à terme constituer une menace venant de celles, qui plus petites et créées en réseau virtuel, dépassent largement leurs ainées en compétitivité.

RSS Trackback URL 19. juin 2007 (21:34)
Filed under: Télétravail

1 Comment»

  1. Télétravail : un bide français ? » Adverbe.com - Ecrire pour le Web, formation, travail en réseau à distance, conseil éditorial, rédaction

    7. septembre 2007 | 14:10 h

    […] Un exemple déjà cité par Le Monde en juin et au sujet duquel Netploy avait fait un retour d’expérience : il est très difficile à une entreprise qui fonctionne sur un mode d’organisation […]

Write a Comment

© 2007 le blog de www.netploy.com | Wordpress | dKret2 | Top