juin 06 2007

Travail à distance et aménagement du territoire

Jacques Le Ny | Category: Télétravail, Développement durable, Organisation du travail, Société | 0 Comments

Le travail à distance qui se développe avec l’explosion du haut débit sur tout le territoire national aura certainement un impact très important sur l’aménagement du territoire.

Alors que l’on prédisait une urbanisation infiniment croissante, cette nouvelle tendance pourrait bien contribuer à redessiner l’aménagement de notre territoire. Si la technologie ADSL n’a pas vraiment remis en cause le déséquilibre ville-campagne, il n’en est pas de même avec les technologies fibre optique et Wimax pour lesquelles le surcoût de la distance n’est plus aussi déterminant.

Il est déjà possible de bénéficier du haut débit dans les zones à très faible densité en mettant en place la technologie Wimax à l’image de Zevillage dans l’Orne. Cette approche d’aménagement aurait des vertus réelles en matière de respect de l’éco-système si l’on sait reconstruire un habitat à énergie positive.

Le travail à distance n’est donc pas un épiphénomène considéré comme “une solution seulement acceptable pour les secrétaires qui veulent s’occuper de leurs enfants pendant leurs premières années”, c’est une tendance lourde de conséquences qui pourrait avoir un énorme impact sur notre aménagement du territoire.

Un tel changement n’est pas sans amener des résistances chez nos élus dont on connaît le manque chronique d’anticipation et de vision :

ZeVillage Episode 2
envoyé par MonteDansTaChambre

juin 04 2007

L’édition de magazines est dopée par la collaboration à distance

Jacques Le Ny | Category: Télétravail | 0 Comments

La solution de Marratech rachetée récemment par Google a permis au journal de Loudoun d’être entièrement réalisé par des équipes collaborant à distance.

Le patron de Loudoun raconte dans cette vidéo quels sont les bénéfices de ce nouveau type d’organisation :

vitesse d’édition, facilité d’implication des équipes de freelances, efficacité accrue des employés.

juin 04 2007

Un G8 qui se préoccupe mais qui participe aussi au réchauffement climatique

Jacques Le Ny | Category: Développement durable, Société | 0 Comments

g8.jpgComme à son habitude, le G8 rassemblera physiquement du 6 au 8 juin à Heiligendamn (petite station balnéaire des bords de la Baltique) les chefs des huit états parmi les plus industrialisés du monde : les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l’Italie, le Canada, et la Russie. Ensemble, les pays du G8 représentent 66,5% de l’économie mondiale.
Un des thèmes prioritaires de cette manifestation cette année est la lutte contre le réchauffement climatique mais les organisateurs ne se posent pas une seule seconde la question de l’impact même de cette manifestation sur les émissions de CO2. Entre les transports des différentes délégations et les afflux de journalistes et policiers s’annonce très polluant comme l’indique l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.
Le cabinet conseil de Munich ClimatPartner a même fait une estimation de 30 000 tonnes soit l’équivalent annuel des émissions de 12 000 français environ. Les hélicoptères, les avions et les voitures officielles des seuls membres du G8 contribueront à hauteur de plus de 12 000 tonnes. Les 16 000 policiers et la logistique émettront, quant à eux, 3 300 tonnes de CO2. La construction du grillage de sécurité de 12 km et les manifestants alter mondialistes contribueront à hauteur de 13 600 tonnes de CO2. Enfin, les 4 700 journalistes du monde entier enverront 1000 tonnes supplémentaires dans l’atmosphère. On ne compte évidemment pas les articles de la presse papier dont les émissions viendront en plus.

Un guide des conférences neutres en carbone a pourtant été édité : rien n’y fait. La résistance au changement atteint également ceux qui prétendent être inquiets du changement climatique. 

Comment être crédible quand on n’applique pas à soi-même les recommandations que l’on aimerait voir appliquées au monde entier. Je crois pourtant que nous pouvons finir sur une note optimiste. Il semble que la prise réelle de conscience augmente sur le caractère désuet de ce genre de manifestation.  La révolution ne viendra pas d’en haut. Elle se prépare déjà sur le terrain par le nombre croissant de personnes convaincues qu’il faut se réunir autrement. Le mouvement est en train d’envahir tous les pays anglo-saxons, aux Etats-Unis et en Angleterre. Non, messieurs les membres du G8, susciter l’intérêt pour le changement climatique, ne demande pas nécessairement d’émettre 30 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère, n’en déplaise à vos habitudes, Internet est un levier bien plus puissant et bien plus neutre en carbone !

juin 02 2007

La génération des “millenials” va t’elle transformer nos façons de travailler ?

Jacques Le Ny | Category: Nouvelles technologies de collaboration, Organisation du travail, Société | 1 Comment

MillenialsLe cabinet Forrester Research, dont la réputation n’est plus à faire sur la pertinence de ses analyses, a réalisé une étude  intitulée “Is Europe Ready for the Millennials ?”. Cette génération de Millenials correspond à des jeunes qui sont nés entre 1980 et 2000. Ils sont, pour les plus jeunes d’entre eux, nés avec Internet et au moins avec un PC. L’étude démontre que la plupart des cadres Européens interrogés reconnaissent que les nouveaux salariés ont une approche et une utilisation très différente des nouvelles technologies par rapport aux générations antérieures.

Alors que les nouvelles technologies de collaboration (tels que webcasts, blogs/wikis, web conférences) peinent à être adoptées par les salariés actuels, les Millenials sont très habiles pour exploiter de manière efficace ces nouveaux outils. Habitués à traiter plusieurs canaux de communication à la fois, ils sont multi-tâches et n’ont aucun mal à travailler en mode de “pair à pair”contrairement à leurs ainés qui gardent une approche très hiérarchisée. Ils n’ont pas non plus de difficulté à répondre à des objectifs mal définis ou lorsque le processus n’est pas clarifié. Ils exploitent à merveille la messagerie instantanée alors que bien des responsables d’organisation et/ou des systèmes d’information en ont une grande méfiance.

Jusqu’à présent les technologies collaboratives se heurtaient à une très faible habitude de travail en groupe. Depuis l’apparition du groupware il y a plus de 10 ans, seule la messagerie e-mail a réussi à s’imposer parce qu’elle ne correspond qu’à de la communication inter-personnelle. Aujourd’hui tout le monde reconnaît qu’elle a atteint ses limites.

Nous avons avec cette génération des “millenials”, une occasion unique de nous remettre en cause par rapport à des modes d’organisation qui deviennent de plus en plus inadaptés à notre environnement économique et écologique.

Ce serait une erreur d’essayer par des moyens coercitifs de les ramener à notre organisation actuelle du travail. Nous devons cette fois accepter d’être coachés par les jeunes et nous remettre en cause. Il y a certainement une des clés à notre développement durable : nous ne pouvons en effet sur ce sujet nous considérer comme des modèles à suivre après avoir dilapidé en si peu de temps le patrimoine que nous avait été laissé  nos aïeux. Si vous n’êtes pas encore convaincu, je vous laisse méditer sur cette petite synthèse vidéo. Réformons notre façon de consommer, d’innover et de travailler en pensant au futur de nos enfants !

 

juin 02 2007

Les membres du parlement britannique montrent l’exemple !

Jacques Le Ny | Category: Développement durable, Nouvelles technologies de collaboration, Organisation du travail | 0 Comments

reunion.jpgUne productivité réduite et des émissions de CO2 en plus, 37 % au moins des réunions physiques des membres du parlement peuvent être remplacées par des réunions effectuées à distance avec des outils de collaboration.

Les employés anglais, quant à eux pensent qu’au moins un tiers des réunions sont soit non nécessaires, soit même contre-productives selon une enquête réalisée par la société Webex publiée aujourd’hui. En moyenne, les employés assistent à 91 réunions par an, ce qui veut dire que 33 d’entre elle sont inutiles,  destructrices de productivité et génératrices de gaz à effet de serre. L’étude montre que beaucoup de sociétés n’ont pas à ce jour réussi à faire adopter les réunions à distance qui pourtant diminuent les coûts de déplacement et corrélativement leurs émissions de carbone : seulement 5 % des réunions sont menées à distance.

Les membres du parlement ont donc décidé de montrer l’exemple en adoptant eux-mêmes  les réunions à distance. Nick Hurd, le député conservateur britannique de Ruislip et Northwood et Mark Williams, le démocrate libéral de Ceredigion, utilisent régulièrement les outils de web conferencing :”en tant que membres du parlement, nous sommes constamment en interaction avec les élus ou les citoyens. Beaucoup de réunions physiques restent nécessaires mais également beaucoup d’entre elles peuvent se conduire à distance. Si tous les membres du parlement suivent notre exemple, cela conduirait à réduire de manière très significative nos dépenses et nos émissions de carbone tout en étant plus efficace”.

Mark Williams, le démocrate libéral commente : “j’utilise déjà le train vers et depuis Westminster, mais j’espère aller plus loin en remplaçant mes réunions à Londres et à Cardiff par des Web conference. Cela veut dire que ces économies peuvent aller vers des dépenses plus utiles à l’état. Une autre des raisons clés, pour laquelle je veux augmenter la collaboration à distance, c’est pour rester disponible le plus possible pour mon équipe politique.”

Il serait temps que nos chers élus procèdent de même pour montrer l’exemple !

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