oct 12 2007

Le travail à distance enfin reconnu comme une piste sérieuse de solution pour la planète

Jacques Le Ny | Category: Télétravail, Développement durable, Nouvelles technologies de collaboration | 0 Comments

CEAUne étude qui vient d’être publiée par un consortium d’acteurs de l’électronique grand public démontre que le télétravail est source d’économies d’énergie de taille (vous pouvez la télécharger ou la consulter ici ).  

Alors que les industriels affirment aujourd’hui ne pas pouvoir tenir leurs engagements en matière de réduction des gaz à effet de serre et que le Grenelle de l’environnement se borne à des solutions classiques, il devient urgent de changer de paradigme.

L’étude tente de démontrer que le travail à distance assisté par les nouvelles technologies permettrait d’économiser de 9 à 14 milliards de kilowatts-heure (kWh) d’électricité par an, soit l’équivalent de la consommation d’un million de foyers américains.

Une simple journée par semaine de télétravail pour 3,9 millions de travailleurs américains conduirait à réduire  3,2 milliards de litres d’essence en moins par an. Ceci se traduit directement par 14 millions de tonnes de CO² de moins dans l’atmosphère, un impact correspondant à celui de 2 millions de voitures sur les routes.

La dématérialisation des produits a également un impact très positif : par exemple, télécharger une vidéo au lieu de se rendre dans un vidéoclub éviterait le rejet de 1,9 kg de CO² (en faisant l’hypothèse d’un trajet moyen de 10 km).

L’impact de l’achat sur Internet de produits est quant à lui jugé neutre, le déplacement de l’acheteur étant remplacé par celui du livreur.

Au dela des effets évidemment bénéfiques sur le climat, les Etats Unis y voient un moyen de réduire leur dépendance à l’énergie fossile qui domine très largement au niveau du transport.

Nous avons déjà depuis longtemps essayé de témoigner sur notre blog que les technologies de l’information peuvent jouer un rôle essentiel par rapport à l’ensemble des solutions étudiées actuellement :

- nous avons à ce titre créé le site netploy qui regroupe toutes les personnes qui veulent travailler à distance, soit en tant que professionnel des services (consultant, développeur, coach….) et qui les soutient en suggérant les solutions techniques et en partageant les retours d’expérience,

- nous sommes également partie prenante dans l’initiative home friday qui invite toute entreprise à mettre en place le travail à domicile un jour par semaine.

juin 20 2007

Peut-être une meilleure compréhension des enjeux du travail à distance ?

Jacques Le Ny | Category: Télétravail, Développement durable, Organisation du travail | 0 Comments

Jean-Louis BorlooAlain Juppé est remplacé par Jean-Louis Borloo qui reste ministre d’état. Ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle car Mr Borloo a occupé des fonctions dans le domaine de l’emploi, du travail et de la cohésion sociale. Malgré un CV assez mince dans le développement durable en dehors du fait qu’il avait créé en son temps le mouvement génération écologie, espérons que Jean-Louis Borloo puisse amener une politique qui remette l’organisation actuelle du travail dans sa part de responsabilité face aux enjeux du développement durable.

Avec un mandat s’étendant au transport et à l’aménagement du territoire, il aura avec les appuis respectifs de Nathalie Kosciusko Morizet et Dominique Bussereau beaucoup de compétences et de pouvoir pour faire changer nos comportements et promouvoir des manières modernes de travailler.

juin 06 2007

Travail à distance et aménagement du territoire

Jacques Le Ny | Category: Télétravail, Développement durable, Organisation du travail, Société | 0 Comments

Le travail à distance qui se développe avec l’explosion du haut débit sur tout le territoire national aura certainement un impact très important sur l’aménagement du territoire.

Alors que l’on prédisait une urbanisation infiniment croissante, cette nouvelle tendance pourrait bien contribuer à redessiner l’aménagement de notre territoire. Si la technologie ADSL n’a pas vraiment remis en cause le déséquilibre ville-campagne, il n’en est pas de même avec les technologies fibre optique et Wimax pour lesquelles le surcoût de la distance n’est plus aussi déterminant.

Il est déjà possible de bénéficier du haut débit dans les zones à très faible densité en mettant en place la technologie Wimax à l’image de Zevillage dans l’Orne. Cette approche d’aménagement aurait des vertus réelles en matière de respect de l’éco-système si l’on sait reconstruire un habitat à énergie positive.

Le travail à distance n’est donc pas un épiphénomène considéré comme “une solution seulement acceptable pour les secrétaires qui veulent s’occuper de leurs enfants pendant leurs premières années”, c’est une tendance lourde de conséquences qui pourrait avoir un énorme impact sur notre aménagement du territoire.

Un tel changement n’est pas sans amener des résistances chez nos élus dont on connaît le manque chronique d’anticipation et de vision :

ZeVillage Episode 2
envoyé par MonteDansTaChambre

juin 04 2007

Un G8 qui se préoccupe mais qui participe aussi au réchauffement climatique

Jacques Le Ny | Category: Développement durable, Société | 0 Comments

g8.jpgComme à son habitude, le G8 rassemblera physiquement du 6 au 8 juin à Heiligendamn (petite station balnéaire des bords de la Baltique) les chefs des huit états parmi les plus industrialisés du monde : les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l’Italie, le Canada, et la Russie. Ensemble, les pays du G8 représentent 66,5% de l’économie mondiale.
Un des thèmes prioritaires de cette manifestation cette année est la lutte contre le réchauffement climatique mais les organisateurs ne se posent pas une seule seconde la question de l’impact même de cette manifestation sur les émissions de CO2. Entre les transports des différentes délégations et les afflux de journalistes et policiers s’annonce très polluant comme l’indique l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.
Le cabinet conseil de Munich ClimatPartner a même fait une estimation de 30 000 tonnes soit l’équivalent annuel des émissions de 12 000 français environ. Les hélicoptères, les avions et les voitures officielles des seuls membres du G8 contribueront à hauteur de plus de 12 000 tonnes. Les 16 000 policiers et la logistique émettront, quant à eux, 3 300 tonnes de CO2. La construction du grillage de sécurité de 12 km et les manifestants alter mondialistes contribueront à hauteur de 13 600 tonnes de CO2. Enfin, les 4 700 journalistes du monde entier enverront 1000 tonnes supplémentaires dans l’atmosphère. On ne compte évidemment pas les articles de la presse papier dont les émissions viendront en plus.

Un guide des conférences neutres en carbone a pourtant été édité : rien n’y fait. La résistance au changement atteint également ceux qui prétendent être inquiets du changement climatique. 

Comment être crédible quand on n’applique pas à soi-même les recommandations que l’on aimerait voir appliquées au monde entier. Je crois pourtant que nous pouvons finir sur une note optimiste. Il semble que la prise réelle de conscience augmente sur le caractère désuet de ce genre de manifestation.  La révolution ne viendra pas d’en haut. Elle se prépare déjà sur le terrain par le nombre croissant de personnes convaincues qu’il faut se réunir autrement. Le mouvement est en train d’envahir tous les pays anglo-saxons, aux Etats-Unis et en Angleterre. Non, messieurs les membres du G8, susciter l’intérêt pour le changement climatique, ne demande pas nécessairement d’émettre 30 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère, n’en déplaise à vos habitudes, Internet est un levier bien plus puissant et bien plus neutre en carbone !

juin 02 2007

Les membres du parlement britannique montrent l’exemple !

Jacques Le Ny | Category: Développement durable, Nouvelles technologies de collaboration, Organisation du travail | 0 Comments

reunion.jpgUne productivité réduite et des émissions de CO2 en plus, 37 % au moins des réunions physiques des membres du parlement peuvent être remplacées par des réunions effectuées à distance avec des outils de collaboration.

Les employés anglais, quant à eux pensent qu’au moins un tiers des réunions sont soit non nécessaires, soit même contre-productives selon une enquête réalisée par la société Webex publiée aujourd’hui. En moyenne, les employés assistent à 91 réunions par an, ce qui veut dire que 33 d’entre elle sont inutiles,  destructrices de productivité et génératrices de gaz à effet de serre. L’étude montre que beaucoup de sociétés n’ont pas à ce jour réussi à faire adopter les réunions à distance qui pourtant diminuent les coûts de déplacement et corrélativement leurs émissions de carbone : seulement 5 % des réunions sont menées à distance.

Les membres du parlement ont donc décidé de montrer l’exemple en adoptant eux-mêmes  les réunions à distance. Nick Hurd, le député conservateur britannique de Ruislip et Northwood et Mark Williams, le démocrate libéral de Ceredigion, utilisent régulièrement les outils de web conferencing :”en tant que membres du parlement, nous sommes constamment en interaction avec les élus ou les citoyens. Beaucoup de réunions physiques restent nécessaires mais également beaucoup d’entre elles peuvent se conduire à distance. Si tous les membres du parlement suivent notre exemple, cela conduirait à réduire de manière très significative nos dépenses et nos émissions de carbone tout en étant plus efficace”.

Mark Williams, le démocrate libéral commente : “j’utilise déjà le train vers et depuis Westminster, mais j’espère aller plus loin en remplaçant mes réunions à Londres et à Cardiff par des Web conference. Cela veut dire que ces économies peuvent aller vers des dépenses plus utiles à l’état. Une autre des raisons clés, pour laquelle je veux augmenter la collaboration à distance, c’est pour rester disponible le plus possible pour mon équipe politique.”

Il serait temps que nos chers élus procèdent de même pour montrer l’exemple !

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