mar 17 2008

Le manager 2.0

Patrick | Category: Télétravail, Développement durable, Nouvelles technologies de collaboration, Nomadisme, Travail à distance, Organisation du travail | 0 Comments

newzy-37-couv.jpg “La technologie est un moyen et non une finalité”.

Il est bon d’insister sur le fait que la technologie a pour finalité une transformation avec un réel retour sur investissement au travers d’une démarche productiviste ou économiste (dans le bon sens du terme).

Cette transformation est avant tout comportementale dans l’adoption de nouvelles organisations et nouveaux modes de travail.

Il s’agit certes d’une évidence, mais qu’il est bon de rappeler dans la mesure où elle est soumise à rude épreuve pour les raisons suivantes :

- Il y a toujours un clivage fort entre ‘opérationnels’ et ‘technologues’ du fait d’aspects psycho-sociaux (mais qui diminue au fil du temps);

- Pour un part importante, les grands programmes de transformation de ces dernières années se sont focalisés sur des mises en place technique et ont sous estimés l’essentielle conduite du changement qui est le véritable levier au retour sur investissement (et qui aurait permis de limiter le dit clivage);

- Il y a une profusion de nouvelles technologies qui peut saturer certains esprits ou qui transforment des hommes d’actions en hommes de veille permanente.

Néanmoins, l’effervescence ne remet nullement en cause l’apport indéniable des nouvelles technologies. Si elles sont nombreuses et évoluent très vites, si le choix est difficile, pour la première fois nous avons des réponses aux grands enjeux du 21ème siècle : mondialisation et transversalité des organisations, développement durable, productivité individuelle et qualité de vie personnelle, économie de la connaissance et des services.

Pour cela l’entreprise et ses managers vont évoluer, cela prendra plus ou moins du temps. Mais le mouvement est en marche vers l’entreprise 2.0. Il s’agira pour certains d’être en avance ou en retard.

Lire l’article Newzy ‘Le manager dématérialisé (p42)’

juin 22 2007

Le BlackBerry améliore-t’il l’efficacité ?

Jacques Le Ny | Category: Nouvelles technologies de collaboration, Nomadisme, Organisation du travail | 2 Comments

BlackBerryLes cadres, toujours à l’affut du dernier objet qui témoigne de leur position hiérarchique, se sont emparés du terminal BlackBerry. Il leur permet de recevoir ou envoyer des courriels et de téléphoner quelque soit l’endroit où ils se trouvent en utilisant le réseau de téléphonie mobile (GSM/GPRS ou UMTS).
Si l’objet est séduisant, c’est qu’il répond parfaitement au syndrôme que nous avons déjà décrit dans un article précédent sur « l’information worker » : « je suis au travail, je peux te répondre succinctement mais visiblement en déplacement donc ne compte pas trop sur moi pour t’aider quand même ».
Ce message standard implicite permet au cadre mobile de se dédouaner de son absence du bureau. Il peut ainsi vaquer à son occupation favorite, le déplacement pour réunion tout en donnant l’illusion de son efficacité et de sa disponibilité. Il s’agit en effet de la réduction du temps de présence sans risque d’être pris pour un télétravailleur.
Les Directeurs informatiques aiment également le BlackBerry car il leur évite le travail de déploiement de la connexion VPN qui permet de récupérer ces mails de n’importe quel accès Internet. Le VPN est en effet plus lourd à déployer et nécessite un peu de formation.

Outre le fait qu’on peut s’interroger sur la réelle efficacité du cadre mobile, Il y a plusieurs inconvénients majeurs au déploiement de ce genre d’outil :

- Il contribue à améliorer l’image du déplacement car l’on reste connecté et joignable et donc « efficace » malgré les temps perdus dans les transports ;

- Il conduit à un surcoût car ce service supplémentaire s’ajoute à la téléphonie mobile déjà très coûteuse.

- Il repose exclusivement sur l’e-mail dont on connaît les graves inconvénients en matière d’efficacité dans le travail collaboratif : non structuré, conduisant à des interprétations selon la qualité de la communication, mélange de formel et d’informel, etc…

Les ministres qui ne coupaient pas à l’effet de mode se sont heureusement vus refusés son usage par le secrétariat général de la défense nationale pour des raisons de sécurité insuffisante.
Non, toutes les technologies de l’information ne sont pas bonnes pour l’efficacité du travail : le BlackBerry en fait partie malgré son succès.

mai 28 2007

Bougez autrement : la semaine Européenne de la mobilité du 16 au 22 septembre 2007

Jacques Le Ny | Category: Télétravail, Développement durable, Nomadisme, Organisation du travail | 0 Comments

eco-mobilite.PNGCréée il y a 5 ans, à l’initiative de la Commission européenne, « la Semaine européenne de la mobilité a pour but d’influencer la résolution des problèmes de mobilité et de transports urbains et d’améliorer la santé et la qualité de vie des Européens ».

Organisé chaque année du 16 au 22 septembre, cet événement constitue une occasion idéale pour présenter au grand public des solutions de transport alternatives dans le but d’avancer sur la voie d’une stratégie européenne de transport plus durable.  Un petit guide  très didactique sur l’éco-mobilitée est édité pour permettre à chacun de réfléchir sur son approche des déplacements

On y trouve notamment un chapitre sur le “travailler autrement” mais nous ne pouvons que déplorer l’absence totale de réflexion sur la réduction du besoin de déplacement permise par le travail à distance.

Contrairement à nos amis anglais qui associent le développement durable à des formes innovantes d’organisation du travail, le guide ne propose que les transports en commun ou le vélo en substitution de la voiture. C’est déjà bien mais cela concerne de moins en moins de situations d’emploi : entre ceux qui ont dû s’éloigner pour abaisser le coût de l’immobilier et ceux qui travaillent dans un cadre Européen ou même mondial, il faut certainement trouver des alternatives plus adaptées telles que les technologies de collaboration à distance qui permettent tout simplement d’éviter les déplacements.

En effet, s’il est souvent fait référence aux économies d’énergie pour l’habitat, il n’est jamais fait allusion à l’économie de déplacement comme si la demande ne pouvait que croître indéfiniment. Nous pensons qu’au contraire le développement durable de notre économie passe par une mobilité de l’information sans qu’une mobilité physique soit nécessairement requise pour des échanges de services.

mai 15 2007

« Information Worker », le boom de l’e-mobilité !

Jacques Le Ny | Category: Télétravail, Développement durable, Nouvelles technologies de collaboration, Nomadisme | 2 Comments

MobilitéOn parle de plus en plus d’un nouveau type d’employé « l’information worker », c’est-à-dire un employé qui ne travaille qu’avec de l’information, en acquisition, traitement et transmission. De même, il est de plus en plus admis que la mobilité physique n’est plus une contrainte quand on est un « information worker ». Il est vrai que le développement des technologies de communication permet progressivement d’être connecté à son environnement de travail en tout lieu et à tout moment. Les téléphones portables introduits il y a quinze ans ont été massivement adoptés alors que lors de leur introduction tout le monde se demandait ce que l’on allait bien en faire.

Si les téléphones portables ont une capacité à rester joignable en tout lieu, ils ont aussi conduit à une grave erreur d’interprétation : le fait d’être joignable ne veut pas dire que l’on peut être dans un environnement de travail adéquat. Combien de fois avez-vous entendu ? « Désolé, je t’entends mal, rappelle-moi plus tard ? », ou bien « je t’entends mais je ne peux te parler, je suis dans un train ». Cette situation courante a cependant un gros avantage, car la personne est considérée au travail mais sans que l’on puisse lui demander une contribution. Voilà l’atout clé de la mobilité, se mettre dans une situation la plus longue possible dans des conditions de travail dégradées par exemple dans les transports pour éviter de devoir contribuer.

Le véritable environnement de travail d’un « information worker » est de toute évidence un poste fixe dans le calme avec un écran plat de 19 pouces ou plus, un casque multimedia et une webcam. Dans ces conditions de travail à distance, l’information worker est pleinement productif, il peut être facilement entendu ou vu à des coûts bien moindres que dans un cadre de mobilité.

Si l’on comprend que les fournisseurs de technologies et d’infrastructure de communication aient un grand intérêt à développer la mobilité, l’intérêt de l’entreprise utilisatrice de ces technologies est tout autre. Il vaut mieux développer un environnement de travail fixe avec lequel l’ « information worker » peut collaborer à distance avec ses collègues et clients. En effet puisque celui-ci était capable de travailler à distance dans la situation de mobilité, pourquoi s’est-il déplacé ?
Les gains de l’e-mobilité c’est-à-dire d’un travail à distance sur poste fixe sont très importants tant d’un point de vue des déplacements évités, que de la réduction des coûts de communication et des temps improductifs liés aux transports. Il est également prouvé que l’ « information worker » fixe a besoin de moins de surface de bureau globalement que celui qui se déplace. Enfin, n’oublions pas que ces économies ont également un sens par rapport à la réduction de l’impact carbone de notre travail. La mobilité doit décroître au profit de l’e-mobilité.

avr 12 2007

Les compagnies “low cost” sont-elles vraiment économiques ?

Jacques Le Ny | Category: Nomadisme | 0 Comments

Low-CostDepuis quelques années, on assiste au développement des compagnies aériennes à faible coût. Les sociétés qui avaient des taux de déplacement importants de leurs cadres se sont empressées d’orienter les choix vers ces compagnies à faible coût.

Le gain initial sur le billet est en effet assez sensible par rapport aux compagnies traditionnelles. Cependant, le coût total du voyage devient équivalent si l’on prend en compte tous les facteurs :

  1. l’aéroport de départ est en général mal desservi par les transports en commun car plus récent ou ayant un trafic moins élevé. Il faut donc compter le temps supplémentaire pour y aller;
  2. Les services sont non compris  : si l’on prend par exemple l’enregistrement d’un bagage coûtant de 5 à 10 Euros alors que celui-ci est rendu dans la plupart des cas obligatoire en raison des règles nouvelles de sécurité;
  3. Le temps de voyage ayant été plus long, celui-ci coïncidera sans doute avec un repas qui vous sera facturé en plus;
  4. Enfin, le plus important de tout, le modèle économique étant fondé sur le taux de remplissage, la fréquence des avions est ramenée dans bien des cas au plus à un vol par jour. Si vous partez pour une réunion de quelques heures, la journée sera donc entièrement consommée par le périple.

Les compagnies “Low Cost” peuvent donner l’illusion à votre management que le transport aérien est rendu “bon marché” et pratique en multipliant les publicités autour du fameux prix initial, il n’en est rien.

Nous ne conseillerons cependant pas à nos lecteurs de revenir aux compagnies traditionnelles mais de reconsidérer tout simplement leurs besoins de déplacement.

Aujourd’hui le moyen le plus économique et le plus performant du marché reste le choix de collaborer à distance avec vos collègues.

Dites-vous que si vous avez moins l’impression de perdre du temps quand vous vous déplacez en avion, c’est sans doute parce que vous avez pris la mauvaise habitude d’en perdre et qu’elle ne vous coûte plus.

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