mar 17 2008

Quel avenir pour les réseaux sociaux ?

Patrick | Category: Nouvelles technologies de collaboration, Web 2.0 | 0 Comments

Linkedin , My Spaces, Viadeo, FaceBook, Synergies, Bebo, Ziki, Xing….on ne compte plus le nombre impressionnant de réseaux sociaux disponibles aujourd’hui sur le marché.

Pour un utilisateur commun, le résultat est simple : une dizaine de comptes créés ici ou là, une diminution drastique de la volonté de contribuer.

La contribution individuelle est la clé du succès d’un réseau virtuel. Pas de retour sur investissement si soi-même on ne joue pas le jeu. La règle est saine et logique.

Mais que faire lorsque l’on est submergé par les offres et possibilités ? Sur quel réseau contribuer alors qu’ils se ressemblent pratiquement tous (un internaute ‘psy’ expliquait que FaceBook attirait les salariés dans la mesure où il était bleu !? à comparer à MySpace plus artistique dans son design). Evidemment le temps ne nous permet pas de contribuer à tous les réseaux (sachant que l’on a tous de plus en plus son propre blog). Il y a aussi le syndrome du ‘nouveau’, vu comme le probable élu…et non…

Si l’on se place du côté des professionnels (qui ont la volonté de contribuer au sein d’une communauté de même compétence), un constat est le manque de personnalisation des réseaux virtuels: ‘en tant que professionnel, je me sens mélangé à une multitude d’autres profils, qui ne partagent pas mes centres d’intérêts, dont je ne reconnais pas forcément le professionnalisme au premier abord’. Viadeo tire son épingle du jeu en proposant des ‘hubs’, mais l’on garde toujours cette même impression de profusion.

Côté entreprises, certaines d’entre elles se demandent dans quelle mesure un réseau social pourrait répondre à certaines de leurs problématiques. Les leaders des plateformes de collaboration (Microsoft, IBM, BEA) proposent de plus en plus des réseaux sociaux encapsulés (un aspect de l’entreprise 2.0).

En parallèle, les réseaux non virtuels sont particulièrement actifs. Ils regroupent des professionnels qui sont parfois cooptés et qui sont tous conscients du professionnalisme des uns et des autres. Cependant, mécaniquement, les échanges restent limités dans la mesure où ils s’exécutent principalement lors de réunions mensuelles ou trimestrielles. Pouvons-nous dire si ce mode est réellement productif ? Tire t-il vraiment parti des potentiels de ses membres ?

L’avenir des réseaux sociaux n’est-il donc pas dans la communion des deux modèles ? Le réseau virtuel ne doit-il pas plutôt être le moteur d’un réseau physique, quitte à ce qu’il se développe virtuellement mais dans une étape ultérieure ?

Lire l’article Newzy ‘Facebook sur le déclin ?’

mai 28 2007

Web 2.0: pour ou contre la gratuité ?

Patrick | Category: Web 2.0 | 0 Comments

20mn

Nombre d’experts s’accordent à dire que la nouvelle vague Web 2.0 a beau être une révolution (technologique et idéologique), elle met néanmoins les modèles économiques à rude épreuve. Nombre d’internautes ont tendance à ‘attendre’ et ‘revendiquer’ une gratuité des services, cela peut paraître être un bel objectif, mais il est pour moi utopique. Ne nous voilons pas la face, les start up qui ‘réussissent’ aujourd’hui sont celles qui légitiment une très forte audience et se font donc racheter des millions de dollars sans avoir eu de ROI et qui ont été fondées par une minorité d’experts de la Silicon Valley principalement aidés par des fonds d’investissement. Il est certain que la majorité des services mis en oeuvre demandent énormément de développement techniques et commerciaux, ils ne peuvent donc pas être gratuits….ou alors ils resteront entre les mains de cette même minorité. L’Internet n’est-il pas supposé être un nouvel environnement dans lequel chacun a sa chance ? Enfin, n’oublions pas que le web 2.0 est avant tout un changement de comportement où l’individu est au centre. Force est de constater que sans un effort fait auprès de l’internaute, celui-ci ne sera pas forcément enclin à faire les efforts nécessaires…Wikipédia a de plus en plus de mal à se développer, seule une minorité contribue et les autres profitent (dont moi), plusieurs millions de personnes inscrites sur LinkedIn ou My Space: mais combien de personnes l’utilisent quotidiennement?

A lire, le rapport publié ce mois-ci dans le supplément 20 Minutes.

fév 18 2007

Que devient le consultant dans l’ère du Web 2.0 ?

Jacques Le Ny | Category: Web 2.0 | 0 Comments

Management ConsultantDepuis 22 ans, je suis passionné par l’apport des technologies de l’information dans la transformation des métiers mais j’ai dû suivre les grandes vagues du conseil à partir de technologies de type ERP ou autres qui asservissaient l’utilisateur plus qu’elles ne lui apportaient.

Certaines technologies pourtant plus porteuses de création collective comme le « Groupware » sont arrivées dans des entreprises où le salarié avait encore une approche trop passive vis-à-vis des systèmes d’information. La 1ère vague Internet visait des internautes consommateurs de produits classiques.

Nous sommes à mon avis à la charnière d’une révolution que les entreprises et leurs consultants n’ont pas perçue. Cette révolution vient à mon sens de la découverte de l’effet « réseau », non plus au sens de l’accès « haut débit » mais de ses implications dans la dynamique des échanges de pair à pair.

Le réseau n’est donc plus une théorie de management mais une réalité quotidienne. Il se crée par le contact puis le travail effectif en groupe avec des personnes qui n’appartiennent pas aux mêmes organisations, aux mêmes localités et qui souvent n’ont pas la même langue maternelle mais qui s’assemblent par affinité. Il se déploie rapidement et crée des chaînes de valeur nouvelles qui vont de plus en plus surprendre ceux qui sont en dehors (i.e. 2nd life génère 64 millions de dollars de business) .

Les connecteurs du réseau sont des outils issus de l’ère du Web 2.0, des outils comme Skype, les blogs ou les jeux en réseau. Ces outils suscitent des logiques de « travail ludique » en groupe en partant de l’individu, ce qui est une différence essentielle avec les outils diffusés dans les entreprises qui restent des outils décidés par le management. Il semble que le départ de l’individu hors du monde contraint de l’entreprise soit un élément clé de l’adoption.

Le consultant qui aujourd’hui conseille les entreprises se trouve donc face à un dilemme, mettre en place ce genre d’outil à l’intérieur des entreprises ou conseiller les réseaux qui se montent à l’extérieur : la mise en place du collaboratif à l’intérieur de l’entreprise se heurte à la passivité structurelle de l’emploi salarié. La dynamique des réseaux externes est très rapide mais il est difficile de capter les besoins de conseil et surtout de trouver un modèle économique adapté.

Il me paraît donc essentiel de réfléchir à l’impact du Web 2.0 sur le métier du conseil.

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