avr 04
2007
Jacques Le Ny
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Category: Nouvelles technologies de collaboration, Organisation du travail
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Le domaine collaboratif est en plein développement : l’apparition de nouvelles technologies a rajeuni les bons vieux principes d’organisation du travail personnel ou en groupe.
Les termes asynchrones et synchrones sont souvent utilisés : ils font référence au fait de travailler de façon isolée avant d’avoir un échange avec les autres collègues en mode synchrone (en réunion).
Cette dichotomie permet de bien mettre l’accent sur le besoin de préparer ses réunions en mode asynchrone. Cette préparation est opérée via des plateformes collaboratives comme par exemple Sharepoint de Microsoft.
La préparation est l’occasion de prendre en compte les contributions des autres co-équipiers avant d’arriver en réunion. La réunion supportée par la technologie de “web conferencing” permettra l’échange en temps réel (voix, image et données). Elle sera ensuite suivie d’un plan d’action géré dans le domaine asynchrone.
La complémentarité organisationnelle des modes asynchrones et synchrones est donc évidente même si elle a tardé à se mettre en place d’un point de vue de l’intégration des outils car elles font appel à des technologies très différentes.
D’un point de vue organisationnel, on constate encore trop de tendance à voir les réunions non préparées et non suivies de plans d’action. Gageons donc que l’intégration des outils puissent permettre une meilleure productivité individuelle et d’équipe.
avr 04
2007
Jacques Le Ny
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Category: Télétravail, Organisation du travail
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A l’heure où les candidats s’évertuent à communiquer leur programme, il semble que la France du pouvoir soit autiste des nouveaux enjeux du travail : la délocalisation du travail dans le secteur secondaire est en effet moins une menace pour notre économie que celle qui a déjà démarré dans le secteur tertiaire. Ce dernier représente environ 80 % des emplois et sa délocalisation est donc une menace bien plus sérieuse pour notre économie.
Si la délocalisation du secteur de l’industrie est contrainte par le temps et le coût engendrés par le transport des produits, celle du tertiaire (comme le montre ce rapport de l’OCDE que je vous conseille de lire) est facilitée par la vitesse très grande et le coût très faible du transport de l’information par le réseau Internet.
Internet n’est pas seulement un formidable outil pour gérer les loisirs des citoyens français, c’est aussi un levier énorme pour la délocalisation du tertiaire. “L’offshoring” (délocalisation) est un concept apparu depuis plusieurs années et il a eu une réalité plus récente mais son développement rapide peut constituer une menace sérieuse pour le maintien de nombreux emplois du secteur tertiaire. Dans son livre “la terre est plate”, Thomas Friedmann met en garde les américains. Ses conseils sont également valables pour nous en France.
Que pouvons-nous faire par rapport à ces nouveaux enjeux ? Tout d’abord, plutôt que de s’armer de protection sociale, il faut voir dans ce phénomène l’opportunité de devenir un pays de relocalisation de certains métiers. Internet n’est pas qu’un outil de délocalisation, il permet également à tous ceux qui savent pratiquer le service à distance de s’attaquer à des marchés qui sont plus chers que le nôtre. L’Angleterre en est un exemple. Les tarifs du consulting sont plus élevés et le marché est meilleur qu’en France. Les consultants peuvent exercer leur activité à distance dans les pays Anglo-saxons. Il est également possible d’exploiter les décalages horaires pour travailler pour les Etats-Unis en horaire de nuit. C’est tout le projet de www.netploy.com, permettre aux professionnels des services en France de découvrir de nouvelles opportunités d’exercer leur métier en travaillant à distance.