mar 17
2008
Patrick
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Category: Télétravail, Développement durable, Nouvelles technologies de collaboration, Nomadisme, Travail à distance, Organisation du travail
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“La technologie est un moyen et non une finalité”.
Il est bon d’insister sur le fait que la technologie a pour finalité une transformation avec un réel retour sur investissement au travers d’une démarche productiviste ou économiste (dans le bon sens du terme).
Cette transformation est avant tout comportementale dans l’adoption de nouvelles organisations et nouveaux modes de travail.
Il s’agit certes d’une évidence, mais qu’il est bon de rappeler dans la mesure où elle est soumise à rude épreuve pour les raisons suivantes :
- Il y a toujours un clivage fort entre ‘opérationnels’ et ‘technologues’ du fait d’aspects psycho-sociaux (mais qui diminue au fil du temps);
- Pour un part importante, les grands programmes de transformation de ces dernières années se sont focalisés sur des mises en place technique et ont sous estimés l’essentielle conduite du changement qui est le véritable levier au retour sur investissement (et qui aurait permis de limiter le dit clivage);
- Il y a une profusion de nouvelles technologies qui peut saturer certains esprits ou qui transforment des hommes d’actions en hommes de veille permanente.
Néanmoins, l’effervescence ne remet nullement en cause l’apport indéniable des nouvelles technologies. Si elles sont nombreuses et évoluent très vites, si le choix est difficile, pour la première fois nous avons des réponses aux grands enjeux du 21ème siècle : mondialisation et transversalité des organisations, développement durable, productivité individuelle et qualité de vie personnelle, économie de la connaissance et des services.
Pour cela l’entreprise et ses managers vont évoluer, cela prendra plus ou moins du temps. Mais le mouvement est en marche vers l’entreprise 2.0. Il s’agira pour certains d’être en avance ou en retard.
Lire l’article Newzy ‘Le manager dématérialisé (p42)’
mar 07
2008
Jacques Le Ny
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Category: Développement durable, Travail à distance, Organisation du travail, Société
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La frénésie d’achats de produits fabriqués partout où l’on peut exploiter la misère du tiers monde commence à se retourner contre nous : ces pays accèdent peu à peu à un meilleur niveau de vie et souhaitent rapidement sortir de leurs mauvaises conditions de vie. Ils améliorent leur niveau de vie grâce aux consommateurs des pays occidentaux et se mettent à consommer.
Comme ils sont très nombreux, leur consommation influence très vite le prix de toutes nos matières premières telles que le pétrole et autres denrées alimentaires de base.
Nous voyons donc rapidement l’inflation contrer la stratégie de délocalisation. Pour réduire l’impact de l’augmentation des prix, les pays asiatiques en voie de très fort développement, ont recours à d’autres pays qui vivent encore dans la misère totale en exploitant les enfants comme ceux de l’Ouzbékistan. Les exigences de traçabilité des consommateurs relayés par les médias vont rapidement permettre de nous ramener à la raison en face de distributeurs uniquement centrés sur le profit.
En l’espace de 15 ans, nous avons complètement désindustrialisé les pays occidentaux en exploitant le tiers monde. Nous atteignons aujourd’hui un point de retournement de tendance et cela pourrait bien nous ramener progressivement des emplois à proximité des consommateurs.
D’ailleurs, le gouvernement voyant qu’il ne maîtrisait pas facilement le pouvoir d’achat s’est donc empressé de recentrer son argumentaire sur la diminution du chômage.
Si la France pouvait se réindustrialiser en raison d’un pétrole cher, il ne faut pas oublier le poids du pétrole dans notre économie tertiaire. Malgré le formidable essor d’internet et des hauts débits qui nous permettent de travailler à distance, notre économie tertiaire est toujours centrée sur «aller au bureau pour travailler ». Si le prix du pétrole augmente, les travailleurs-consommateurs vont voir leur budget de transport devenir trop lourd et ils vont réclamer des augmentations de salaire, ce qui réduira encore la compétitivité de notre secteur tertiaire.
La deuxième délocalisation est donc celle du tertiaire car contrairement à celle de l’industrie, celle-ci ne dépend pas du pétrole mais des réseaux dont on connaît le faible coût.
Mais l’on peut aussi voir cette menace comme une opportunité. Si les français savent tirer partie de leur éducation et s’organiser pour travailler à distance, ils deviennent indépendants du pétrole et peuvent donc augmenter leur pouvoir d’achat. Ils peuvent en outre saisir des marchés à distance vers des pays qui n’ont pas encore fait le pas et pour lesquels la main d’œuvre tertiaire est chère.
Il semble de plus en plus clair que l’industrie doit être locale et que le tertiaire doit être global pour un développement durable de notre économie. Ceci est précisément un retournement complet de stratégie par rapport aux quinze dernières années.